31 août 2021 Économies d'énergie

Des économies d’énergie, nous désirons tous en faire pour alléger nos factures et diminuer notre empreinte écologique. Il faut savoir que près de 10 % du budget annuel des Français est consacré à la consommation d’énergie ! Comment optimiser cette consommation ? Quels appareils sont les moins gourmands en énergie ? Quelles actions entreprendre ? Voici un guide complet pour vous fournir toutes les informations pratiques !

La consommation d’énergie des ménages

D’après le bilan électrique 2019 publié par RTE, la consommation d’électricité s’est stabilisée ces dernières années, malgré l’augmentation de l’équipement des ménages en appareils électriques. Pour quelles raisons ? Grâce à une meilleure maîtrise de la consommation, due à la performance accrue des appareils mais aussi à la prise de conscience des Français pour limiter le gaspillage et réaliser des économies d’énergie. Les hivers plus doux de ces dernières années ont aussi favorisé la baisse de l’usage du chauffage en hiver, une tendance qui ne semble pas prête de s’arrêter !

Empreinte écologique

Au quotidien, l’impact de la consommation énergétique sur l’environnement en France pèse lourd en termes d’empreinte écologique. Mais qu’est-ce qu’exactement l’empreinte écologique ? Il s’agit tout simplement d’un indicateur pour mesurer l’impact de notre vie quotidienne à tous sur l’environnement.

Nous le savons, l’énergie électrique dépend encore beaucoup trop de sources non renouvelables, dont elle est issue à plus de 70 % :

  • le nucléaire
  • et les énergies fossiles.

L’objectif de la France est de porter à 40 % la part d’énergies renouvelables dans la production d’électricité d’ici 2030. En 2020, celles-ci représentaient, selon le gestionnaire du réseau de transport d’électricité français RTE, 26,9 % de l’électricité annuelle consommée en France, d’origine majoritairement hydraulique, éolienne et solaire.

Bouton de réduction des émissions de CO2

Si des efforts constants se font ressentir, les ménages français émettent malgré tout près de 47 millions de tonnes de CO2 par an pour leurs seuls logements, selon le rapport sur l’état de l’environnement publié en 2020 par le gouvernement ! Et le chauffage à lui seul compte encore pour 68 % de la consommation d’énergie du secteur résidentiel.

Précarité énergétique

La précarité énergétique désigne les personnes ou les ménages qui ne disposent pas dans leur logement d’un accès suffisant à l’énergie pour satisfaire à leurs besoins de base, comme par exemple le chauffage en hiver. De nombreux ménages sont affectés, avec selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) 11,9 % des Français qui rencontrent des difficultés à payer leurs factures d’énergie. En effet, pour 30% des foyers les plus modestes, les dépenses énergétiques du logement représentent à minima 8% de leurs revenus.

C’est pourquoi, le gouvernement a mis en place des mesures d’aides directes comme le chèque énergie avec un mode d’attribution basé sur le revenu fiscal de référence. Son montant est compris entre 48 € et 277 €. L’envoi de ce chèque est automatique et ne nécessite aucune démarche. Il peut être utilisé pour payer directement sa facture d’énergie, ou encore pour effectuer des travaux de rénovation énergétique comme l’isolation ou le chauffage.

Bien gérer sa facture d’énergie

Bien comprendre sa facture d’électricité

Comment lire sa facture d’électricité ? Celle-ci peut sembler complexe et difficile à déchiffrer. Mais cette facture contient des informations importantes qui peuvent vous aider à choisir l’abonnement qui vous conviendra le mieux.

En premier lieu, vous y trouvez généralement les informations de contact pour pouvoir joindre votre fournisseur d’énergie, ainsi que vos identifiants personnels. Y figure aussi l’offre souscrite, à savoir la puissance du compteur (en kVA) et l’option tarifaire choisie (heures pleines / heures creuses par exemple). Vous y trouverez ensuite un chiffre important : celui du prix du kWh, qui évoluera en fonction des éventuelles augmentations de tarifs de l’électricité. Vient ensuite le montant de votre facture, hors TVA et avec TVA, la date de vos prochaines factures et du relevé de compteur, et enfin les informations de paiement : TIP, carte bleue, chèque…

En second lieu, votre facture affiche le détail de votre consommation qui permet de connaître précisément la consommation électrique de votre foyer sur la période de facturation. Si avez souscrit à un abonnement heures pleines/heures creuses, vous avez ainsi accès à l’analyse de votre consommation et le prix du kWh sur ces plages horaires. Les taxes diverses y figurent également : Le Tarif d’Utilisation des Réseaux Public d’Électricité (TURPE), la TVA et autres.

Changer de fournisseur d’énergie pour faire des économies

Depuis 2007, le marché de l’électricité est ouvert à la concurrence : vous pouvez donc quitter le fournisseur historique EDF et vous tourner vers d’autres fournisseurs alternatifs dont les tarifs peuvent être plus attractifs. Pour faire votre choix, il vous suffit de comparer les offres selon deux critères principaux :

Le prix de vente de l’électricité

Comparez le prix de l’abonnement – il est fixe et dépend de la puissance de votre compteur – et le prix en kWh, qui lui est soit fixe (en fonction des tarifs réglementés), soit fixé librement (sans s’appuyer sur les tarifs réglementés), soit variable.

Les modalités de l’évolution des prix

On distingue 3 types d’offres :

•        Le tarif réglementé en vigueur (TRV) ou Tarif Bleu : il est appliqué uniquement par EDF et il est fixé par les pouvoirs publics ; il évolue une à deux fois par an, en général le 1er août.

•        Le tarif indexé : il suit l’évolution du tarif réglementé, mais avec une réduction sur le prix du kWh. Il peut donc augmenter ou baisser, mais sera moins cher que le tarif bleu d’EDF.

•        Les offres à prix fixe : le prix de l’électricité va rester identique pendant toute la durée du contrat, ou évoluer avec un préavis d’un mois. 

Afin de faire le choix le plus économique, il faudra donc regarder à la fois le prix de l’abonnement ainsi que celui du prix du kWh et de son évolution.

Quelle est la consommation des différents types d’appareils électriques ?

La consommation électrique moyenne d’une personne en France est de 1100 kWh/an, soit près de 92 kWh par mois, et ce indépendamment de la surface de l’habitation. Pour un foyer tout électrique, di le foyer est composé de 4 personnes, la consommation d’électricité peut alors atteindre jusqu’à 18000 kWh/an. Identifier les appareils énergivores et optimiser leur consommation est une véritable source d’économie. Mais quels appareils électriques choisir pour réduire sa consommation d’énergie ? Et quels sont les plus gros consommateurs ? Tour d’horizon.

Tous les appareils électriques ne permettent pas de réaliser les mêmes économies d'énergie

Chauffage et chauffe-eau électrique

Un logement bien chauffé en hiver, un bain en rentrant du travail, c’est un confort qui peut avoir un prix élevé et gréver vos économies d’énergie. Si votre logement est équipé en radiateurs et chauffe-eau électriques, ceux-ci représentent 77 % de votre consommation d’énergie (source ADEME) ! Des radiateurs électriques de dernières générations, un chauffe-eau en mode auto, un thermostat connecté et quelques changements d’habitudes pourront toutefois vous aider à faire baisser votre facture annuelle. Mais attention toutefois, car les frais d’équipement peuvent être conséquents.

Le gros électroménager

Après la production de chauffage et d’eau chaude, le gros électroménager est un fort consommateur d’énergie, notamment dans la cuisine qui rassemble à elle seule les appareils les plus énergivores. Si vous souhaitez connaître la consommation d’énergie de vos appareils électriques, il faut calculer leur puissance en watt et la fréquence à laquelle vous les utilisez. Effectuez ensuite le calcul suivant : consommation (kWh) = (nombre d’heures de fonctionnement x nombre de jours x puissance) / 1000.

Réfrigérateur, congélateur : les plus gros consommateurs

Équipant plus de 98 % des foyers français (source INSEE), réfrigérateur et congélateur sont les seuls appareils à fonctionner en continu. Un réfrigérateur-congélateur consomme en moyenne 386 kWh/an (125 à 250 kWh pour les plus récents), soit environ 70 € par an : c’est le plus gros consommateur de votre cuisine. Si vous optez pour un appareil performant, avec une classe énergie B (normes 2021), celui-ci peut vous faire économiser jusqu’à 70 % d’énergie !

Four, plaques électriques : achetez malin

Bien qu’il ne serve que ponctuellement, le four est sans doute l’appareil le plus gourmand en énergie puisqu’il nécessite une montée en chaleur très importante avec une puissance entre 2 000 et 2 500 W. Pour une consommation moyenne de 300 kWh/an, prévoyez un budget de 47 €/an environ. Pour faire des économies sur vos factures, choisissez un four à chaleur tournante afin de cuire plusieurs plats à la fois, et là encore optez pour une étiquette de classe énergie A+++. De même, les plaques à induction sont à préférer aux plaques vitrocéramiques car elles chauffent plus rapidement.

Lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge

Le lave-linge et le lave-vaisselle vont peser plus sur le budget d’une famille nombreuse du fait de la fréquence de leur utilisation, mais ils ne sont pas très énergivores. Surtout si vous choisissez un cycle éco pour la vaisselle et le linge. Le sèche-linge est en revanche un gros consommateur, avec 350 kWh/an en moyenne si vous l’utilisez deux fois par semaine ! Si vous le pouvez, privilégiez autant que possible le séchage à l’air libre pour réduire votre facture.

Le petit électroménager et appareils culinaires

Robots ménagers, cafetières, aspirateurs, ventilateurs… Pour quasiment chaque besoin de la vie quotidienne, il existe aujourd’hui un petit appareil électroménager ! Tout cela explique aisément que la consommation d’électricité des petits appareils électriques a doublé lors des 20 dernières années en France, selon l’ADEME (Agence de la transition écologique).

Quant aux aspirateurs, fers à repasser, machines à café, etc., même si leur puissance est forte, ils ne sont utilisés que ponctuellement ; mais leur multiplication peut représenter jusqu’à 12 % de la consommation totale d’électricité.

Les appareils multimédias

À l’image du petit électroménager, l’équipement en appareils multimédias a explosé ces 10 dernières années. Ont-ils une incidence sur notre consommation ? Oui selon l’ADEME, pour qui ils représenteraient 14 % de nos dépenses d’énergie. Les téléviseurs à écran plasma sont les plus gourmands, surtout si l’écran est large : comptez environ 400kWh/an, contre 186 kWh pour un écran LCD. Les box internet suivent de près, ainsi que les ordinateurs ; les laisser en veille peut aussi s’avérer coûteux…

L’éclairage

L’éclairage, qui représentait en 2019 selon l’ADEME plus de 5% de la consommation d’électricité des ménages, est directement impacté par le type d’ampoules que vous utilisez. Les ampoules LED et les ampoules basse consommation – également appelées lampes fluocompactes – sont à privilégier pour réduire votre consommation électrique et donc votre facture. L’ampoule LED offre aujourd’hui la meilleure efficacité énergétique avec un coût annuel par ampoule (pour 3h d’utilisation par jour) d’environ 1,50€. Pour un usage similaire, l’ampoule à basse consommation vous coûtera environ 2,10€.

Quels types de radiateurs électriques privilégier pour faire des économies d’énergie ?

Le chauffage électrique représente la plus grosse dépense d’énergie d’un foyer tout électrique. Cependant, les radiateurs de dernière génération mais aussi les installations équipées de thermostats connectés ou encore du dispositif Voltalis permettent de faire des économies importantes. Ils seront à choisir en fonction des spécificités de votre habitation.

Suivant le type de radiateurs les économies d'énergie peuvent différer

Les radiateurs à inertie

Les radiateurs électriques les plus récents sont les radiateurs à inertie qui accumulent la chaleur dans un matériau chauffé, brique, fonte ou eau et huile, pour la restituer ensuite graduellement, et même quand ils ne sont plus alimentés en électricité. Avec un prix d’achat compris entre 400 € et 1 200 €, ils sont très performants et permettent de faire de belles économies d’énergie tout en vous procurant un grand confort avec la chaleur douce.

Pour chauffer une pièce de 15m2 à 20°, dans un logement disposant d’une bonne isolation, la puissance d’un radiateur à inertie doit être de 1 000 watts.

  • La consommation sera donc pour 4h de fonctionnement par jour : 1 kW X 4 = 4 kWh par jour.
  • Si le prix du kWh est de 0,1582€*, le coût quotidien sera alors de : 4 X 0,1582 = 0,63€ par jour par radiateur

* Prix du kWh (compteur de 3 à 6 kVA) pour option de base / Tarif réglementé EDF 2021

Les radiateurs à accumulation

Fonctionnant sur le même système d’emmagasinage de chaleur, les radiateurs à accumulation ont une technologie moins pointue et demandent un budget plus important, comptez entre 700 € et 2 000 € par appareil. Ce type de radiateur permet de réaliser des économies avec notamment un abonnement heures pleines/creuses.

Les radiateurs à accumulation les plus efficaces ont une puissance supérieure à 1000 W.

Ainsi, pour une puissance d’un radiateur à accumulation de 2 000 watts :

  • La consommation sera donc pour 4h de fonctionnement par jour : 2 kW X 4 = 8 kWh par jour.
  • Si le prix du kWh est en heure creuse de 0,1353€*, le coût quotidien sera alors – pour une consommation 100% heure creuse de : 4 X 0,1353 = 0,54€ par jour par radiateur

* Prix du kWh (compteur de 3 à 6 kVA) heure pleine/creuse hors abonnement / Tarif réglementé EDF 2021

Les radiateurs à convection

Si les radiateurs à convection, qui sont aujourd’hui les plus présents dans les logements, sont assez énergivores, l’installation de solutions connectée comme le boitier Voltalis permet de maîtriser efficacement leur consommation pour réaliser de belles économies. Comptez à l’achat entre 50€ et 300€.

Pour chauffer une pièce de 15m2 à 20°, dans un logement disposant d’une bonne isolation, la puissance d’un radiateur à convection doit être de 1 500 watts (100W/m2).

  • La consommation sera donc pour 4h de fonctionnement par jour : 1,5 kW X 4 = 6 kWh par jour.
  • Si le prix du kWh est de 0,1582€*, le coût quotidien sera alors de : 6 X 0,1582 = 0,95€ par jour par radiateur

* Prix du kWh (compteur de 3 à 6 kVA) pour option de base / Tarif réglementé EDF 2021

Les radiateurs à panneaux rayonnants

Les radiateurs à panneaux rayonnants sont disponibles à partir de 200 €. Ils offrent un bon confort thermique en diffusant une chaleur homogène sans trop consommer d’électricité.

Pour chauffer une pièce de 15m2 à 20°, dans un logement disposant d’une bonne isolation, la puissance d’un radiateur à convection doit être de 1 500 watts (100W/m2).

  • La consommation sera donc pour 4h de fonctionnement par jour : 1,5 kW X 4 = 6 kWh par jour.
  • Si le prix du kWh est de 0,1582€*, le coût quotidien sera alors de : 6 X 0,1582 = 0,95€ par jour par radiateur

* Prix du kWh (compteur de 3 à 6 kVA) pour option de base / Tarif réglementé EDF 2021

Quelles sont les aides favorisant les économies d’énergie ?

En France, de nombreuses aides et dispositifs d’accompagnement sont à disposition des propriétaires pour favoriser la réduction de la consommation énergétique, au travers de travaux de rénovation et d’amélioration de l’habitat (isolation et chauffage) : MaPrimeRénov’, les primes « Coup de pouce », l’Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ), la TVA à 5,5%, ou encore les chèques énergie et les aides d’action logement.

Pour connaître les aides disponibles, vous pouvez vous renseigner auprès de votre région et votre commune. Pour plus d’informations, rendez-vous sur Simul’aides.

Classe énergie et économies

Les aides pour la rénovation énergétique : un levier pour les économies d’énergie

Essentiels pour optimiser la consommation d’énergies, les travaux de rénovation énergétiques et la rénovation de vos systèmes de chauffage, bénéficient de nombreuses aides. 

Qu’est-ce que la Prime CEE (Certificat d’Economie d’Energie) ou Prime énergie ?

La Prime CEE a été instaurée en 2006 pour réduire la consommation d’énergie en France. Elle impose donc aux fournisseurs d’énergie à participer aux économies à travers des aides de financement de dispositifs garantissant un gain d’énergie.

Communément appelée offre « coup de pouce économies d’énergie » ou encore « Prime Energie » elle se décline en deux primes :

  • Prime « Coup de pouce isolation »
  • Prime « Coup de pouce chauffage »

Ces primes visent à financer des actions liées au chauffage ou à l’isolation. Leur montant dépend des revenus du foyer et de la région. La prime Coup de pouce isolation peut aller de de 10€/m2 à de 20€/m2 d’isolation posée. Pour la prime « coup de pouce chauffage », le montant varie également selon les équipements de régulation ou les appareils de chauffage choisis, pouvant parfois avoisiner les 5 000€

Attention : pour pouvoir en bénéficier, seules les entreprises RGE sont habilitées à effectuer les travaux éligibles à la prime énergie

Qu’est-ce que MaPrimeRenov ?

MaPrimeRenov’ est une aide de financement accordée par l’Etat pour améliorer la performance énergétique des logements. Elle est octroyée dans le cadre de travaux d’isolation, de chauffage, de ventilation ou d’audit énergétique. Vous devez vous rendre sur mapreimerenov.gouv.fr pour effectuer une demande. Cette aide est octroyée en fonction des revenus mais également de la localisation du logement. Son montant peut atteindre jusqu’à 10 000€.

L’Eco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ)

Tous les propriétaires peuvent prétendre, sans conditions de ressources, à l’éco-prêt à taux zéro. Il s’agit d’un prêt sans intérêt accordé par des banques dans une limite de 30 000€, à rembourser sur 15 ans.

Jusqu’au 31 décembre 2021, il est possible de disposer d’un second Eco-PTZ pour un même logement sachant que le montant total des deux Eco-PTZ ne doit pas dépasser 30 000€, et que la demande du second prêt doit être réalisée dans les 5 ans suivant le 1er Eco-PTZ.

Peut-on cumuler les aides ?

Oui !

Dans le cadre de travaux d’isolation ou lors du changement de votre chauffage, vous pouvez prétendre à la prime énergie ainsi qu’à MaPrimeRenov’, à l’éco-prêt à taux zéro et à la TVA à taux réduit.

Il est possible de bénéficier de plusieurs aides pour différents travaux mais un même projet ne peut pas bénéficier du cumul de plusieurs aides.

Idem pour le changement de votre système de ventilation. Considéré comme une amélioration de la performance énergétique il est éligible à la prime « Coup de pouce », à MaPrimeRenov’ et à l’éco-prêt à taux zéro.

Les entreprises RGE : un gage de qualité

La mention RGE signifie « Reconnu Garant de l’Environnement ». C’est un label de qualité accrédité par l’État, en même temps qu’un gage de compétence. Il s’applique aux artisans travaillant dans le domaine des travaux d’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Il est important de savoir que vous serez dans l’obligation de vous adresser à une entreprise RGE si vous voulez bénéficier des aides publiques suivantes : l’Eco-PTZ, la Ma Prime Rénov et la Prime Energie.

Découvrez la liste des travaux nécessitant l’intervention d’un professionnel RGE pour bénéficier des aides financières.

L’accréditation de ces professionnels n’étant valable que 4 ans, il est préférable de se rendre sur le site référant pour savoir si votre artisan dispose du label RGE.

Quelles solutions pour réaliser des économies d’énergie ?

Il existe diverses solutions pour économiser l’énergie, depuis les travaux d’amélioration de l’habitat jusqu’à la simple mise en place d’un boîtier connecté pour programmer sn chauffage et piloter sa consommation d’électricité. Faire le point sur votre consommation vous permettra d’identifier les éléments à améliorer.

La rénovation énergétique : un investissement couteux mais efficace pour économiser

…mais un investissement de départ non négligeable !

Si les travaux d’amélioration énergétiques représentent un investissement de départ important, ils constituent néanmoins une bonne solution pour réaliser des économies d’énergie importantes sur le long terme. Au-delà de l’aspect financier, ce sont des opérations essentielles pour réhabiliter les « passoires thermiques ».

Les travaux de rénovation énergétique représente l'action principale pour réaliser des économies d'ernergie dans un logement

Pourquoi faut-il isoler son logement ?

L’isolation de votre logement est essentielle pour votre confort thermique et acoustique mais aussi pour votre portefeuille ! Vous ferez de belles économies d’énergie, sachant qu’en plus une partie des travaux de rénovation sera financée grâce à des aides.

L’amélioration de l’isolation des logements est d’autant plus importante qu’elle permettra aux propriétaires de valoriser leur bien. En effet, un diagnostic énergie doit obligatoirement être effectué en cas de vente. Un logement peu énergivore peut constituer un critère important pour les éventuels acheteurs.

Isolez votre logement : quels bénéfices ?

Un logement bien isolé va vous faire réaliser des économies d’énergie conséquentes. Il faut savoir que 30 % de la chaleur s’échappe par le toit du fait de combles peu ou mal isolés : c’est donc le premier poste sur lequel il faut agir. Attaquez-vous aussi aux murs en les isolant par l’intérieur ou par l’extérieur : vous réduirez de 20 % la déperdition de chaleur. Les fenêtres laissent échapper 15 % de la chaleur : dotez-les d’un double, voire d’un triple vitrage.

Il faut tout d’abord faire un bilan thermique afin d’avoir un diagnostic complet : celui-ci est compris entre 500 et 1 000 €. Le prix de l’isolation va dépendre de plusieurs facteurs : la partie à isoler et sa surface, les matériaux utilisés, la résistance de l’isolant et enfin le coût de la main-d’œuvre.

Selon des estimations de l’Anah, pour une maison de 100m2, située en région parisienne et disposant d’un système de chauffage de plus de 15 ans, vous devrez débourser entre 6 000€ et 12 000€ TTC pour une isolation totale des murs par l’intérieur. Mais vous pourrez réaliser ainsi une économie de 636€ par an avec un chauffage électrique (474€ au gaz et 700€ au fioul).

Choisissez des appareils électriques de dernière génération

Optez pour des appareils électriques consommant le moins d’énergie possible.Pour connaître la consommation de ces appareils, référez-vous à leur étiquette énergie qui figure obligatoirement dans leur description. À savoir : depuis 2021, une nouvelle étiquette de classe énergétique a fait son apparition, pour remplacer les classes A+ à A+++ qui portaient à confusion ; elle est à présent dotée de notes allant de A à G, A étant la meilleure note.

Bénéficiez d’un chauffage performant

En hiver, le chauffage peut représenter plus de 60 % de la consommation électrique. Un chauffage électrique performant est donc primordial pour diminuer votre consommation. Installez des radiateurs à inertie ou encore des radiateurs par convection équipés de dispositifs connectés comme le boitier Voltalis, permettant une meilleure maîtrise de votre consommation électrique.

La régulation du chauffage

Réguler votre chauffage a aussi une très forte incidence sur votre consommation d’énergie. Ainsi, baisser la température des radiateurs quand vous n’êtes pas chez vous ou avoir un chauffe-eau qui fonctionne en heures creuses vont vous y aider. Des boîtiers intelligents, comme le dispositif gratuit Voltalis, vous permettent de piloter et de programmer vos radiateurs à distance et de réguler la température pour chaque pièce de la maison selon le confort souhaité. Il est également possible avec Voltalis, de participer à la sécurité du système électrique notamment en cas de pic de consommation nationale, et ce, sans aucun impact sur votre confort.

Adoptez la domotique : thermostat connecté, programmateur, gestionnaire d’énergie…

Les thermostats programmables permettent de contrôler le chauffage

Équipez votre logement d’un thermostat programmable intelligent : vous pourrez ainsi ajuster la température de vos radiateurs électriques grâce à un smartphone, une tablette ou un ordinateur, et moduler celle-ci suivant les pièces du logement : plus frais dans les chambres ou plus chaud dans la salle de bain.

Pour un confort optimal, votre thermostat connecté peut être programmé ou s’adapter à vos habitudes de vie pour gérer automatiquement les plages de chauffage (grâce à des capteurs de présence, selon votre géolocalisation ou encore en fonction de la météo).

Si vous utilisez un gestionnaire d’énergie, vous pourrez grâce au thermostat ou boitier d’ambiance, programmer la mise en route et l’extinction de votre chauffage ainsi que la température. Ce type de solution a pour avantage de tenir compte de votre contrat d’électricité. Il est donc particulièrement intéressant si vous disposez d’un contrat heures creuses/heures pleines. Le gestionnaire d’énergie privilégiera les heures creuses pour mettre en marche votre chauffage électrique et votre chauffe-eau qui sont tous deux de gros consommateurs d’énergie. Ce système est particulièrement intéressant si vous disposez de radiateurs à accumulation.

Équipé d’un délesteur, le gestionnaire d’énergie contribue aussi à une consommation électrique plus économe en choisissant de couper momentanément l’alimentation d’appareils (souvent un ou deux) pour limiter la puissance maximale du compteur lorsqu’elle risque de dépasser la puissance souscrite.

L’importance d’une bonne ventilation

L’air intérieur doit être renouvelé afin d’évacuer la pollution intérieure, mais aussi pour évacuer l’humidité qui refroidit votre logement. On peut le faire en ouvrant régulièrement ses fenêtres, même en hiver, à raison de 10 min par jour. Attention toutefois à éteindre vos radiateurs lors de cette opération ! Une solution pratique : le système de détection d’ouverture et de fermeture des fenêtres qui s’installe sur un panneau chauffant ou est intégré à un système de pilotage intelligent.

Dans une maison bien isolée, l’air extérieur ne s’infiltre plus et il est donc conseillé d’installer une ventilation mécanique contrôlée ou VMC. Ce système permet de renouveler l’air, d’évacuer l’humidité et d’avoir un intérieur plus sain.

Conseils pratiques pour faire des économies d’électricité

Des petits gestes quotidiens peuvent vous aider à faire des économies d’énergie et aussi à diminuer votre impact sur l’environnement.

Achetez des appareils électroménagers peu gourmands en énergie en se référant aux classes énergie, ils seront rentables sur le long terme. Remplacez vos ampoules halogènes ou filaires par des ampoules LED. Optez pour un cycle éco pour votre lave-vaisselle, et privilégiez les basses températures pour votre linge.

différents appareils électroménagers

Selon l’ADEME, la température optimale d’un logement devrait être de 20 °C dans les pièces à vivre et de 16 °C dans les chambres. Pensez à baisser votre chauffage : selon l’ADEME, 1 petit degré en moins vous permet de réduire votre facture d’électricité de 7% ! Fermez vos volets ou rideaux le soir pour conserver la chaleur, nettoyez régulièrement et dépoussiérez vos radiateurs avec une lingette microfibre. Pilotez vos radiateurs et ayez accès à votre consommation en temps réel en installant gratuitement un boîtier Voltalis. Ne laissez pas trop d’appareils en veille, ils consomment plus que vous ne croyez !

Les idées reçues à combattre

Saviez-vous que certaines idées reçues peuvent avoir un impact direct sur votre facture d’électricité ? Voici celles à chasser dès maintenant de votre esprit pour réaliser des économies d’énergie :

  • Il faut éteindre son chauffage en journée pour limiter sa consommation ! Inutile pour une absence inférieure à 12h : il suffit de diminuer la température de quelques degrés ou encore de passer tous vos radiateurs en mode Eco.
  • Privilégier le cycle court du lave-linge : cela ne va pas réduire votre consommation, c’est baisser la température de l’eau qui va en revanche s’avérer efficace.
  • Un ordinateur fixe consomme moins qu’un ordinateur portable : Faux ! c’est l’inverse. Un portable consomme en moyenne entre 50% et 70% d’électricité en moins qu’un ordinateur fixe.
  • Une box internet consomme peu d’électricité : il faut savoir qu’elle consomme la même électricité qu’un frigo A+ !
  • Laisser les appareils en veille ne consomme rien : et bien non ! Selon l’ADEME, cela peut représenter 10 % de notre facture d’électricité !
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