10 juin 2020 Mieux comprendre l'électricité

La consommation des appareils de chauffage représente en moyenne 67% de la facture énergétique d’un ménage. Le budget consacré au chauffage est ainsi aujourd’hui l’une des préoccupations principales des foyers français. Il est donc essentiel, lors de l’achat ou de la location d’un appartement ou d’une maison, d’évaluer les différents types de chauffage qu’il est possible d’installer ou celui qui est déjà présent dans le logement.

Mais alors, comment sont chauffés les foyers français et quels sont les modes de chauffage plébiscités ? Voltalis vous éclaire sur la situation.

Le chauffage au gaz, l’énergie plébiscitée par les Français

La majorité des ménages français (39%) a opté pour le chauffage au gaz de ville, soit plus de 11 millions de logements collectifs ou individuels. Il s’agit d’une solution simple d’utilisation et qui procure un confort optimal. Elle permet également, via une chaudière adaptée, de produire de l’eau chaude dans le logement.               

Acheminée par le gestionnaire de réseau, le plus souvent GRDF, cette source d’énergie est principalement présente dans les zones urbaines. Bien que très répandue, le gaz reste toutefois un type de chauffage très sensible aux fluctuations des prix du marché.

Le chauffage au tout électrique en progression constante

Parmi les types de chauffage les plus utilisés vient ensuite le chauffage électrique, qui concerne environ 35% des foyers français, contre seulement 24% dans les années 1990. C’est aujourd’hui plus de 8,2 millions de résidences principales qui utilisent ce type de chauffage.      
   
Premier avantage : la plupart du temps, le chauffage électrique requiert un investissement assez faible. Deuxième avantage : l’installation est facile, rapide et ne nécessite pas de de gros œuvre. Enfin, l’entretien des radiateurs électriques est très limité, même s’il ne faut la le négliger pour garantir des performances optimales.

En revanche, tout comme pour le gaz, les tarifs fluctuent fréquemment dans l’année faisant ainsi varier la facture énergétique à la hausse comme à la baisse. Le chauffage électrique est principalement utilisé dans le secteur locatif, les propriétaires-bailleurs préférant des solutions souples, nécessitant peu d’investissement et peu d’entretien.

Pour diminuer leurs factures, les foyers chauffés au tout électrique auront donc intérêt à se tourner vers des équipements plus modernes et moins énergivores ou avoir recours à une solution d’économies d’énergie.

Le chauffage au fioul : sur la 3ème marche du podium malgré une part en baisse

Une plus petite part, 12% des foyers français, se chauffe encore au fioul. Ce sont principalement des logements dont la construction a été réalisée avant 1975. Souvent situés dans les campagnes ou les zones péri-urbaines, ils ne peuvent pas être reliés au gaz de ville.      
 
Souvent jugé inesthétique, cher et lourd en termes d’installation, ce type de chauffage tend toutefois à se renouveler. On trouve désormais des chaudières à condensation plus modernes et dotées de systèmes de récupération de chaleur pour éviter les pertes.

L’installation d’une pompe à chaleur hybride permet également d’alléger les coûts.

Le chauffage au bois : une énergie peu coûteuse et renouvelable

L’énergie de chauffage la moins chère à l’usage reste le bois, bien que sa mise en place représente un certain investissement. Mais seulement 5% des foyers français y ont recours comme source principale de chauffage.        

Après installation du foyer fermé ou du poêle à granulé, ce mode de chauffage nécessite seulement un stock suffisant de combustible (bûches, briquettes, granulés ou pellets). A titre indicatif, pour chauffer une surface de 40 m2 lorsque la température extérieure est de 4°C, 15 kg de bois par jour sont nécessaires. A raison de 6 stères par an et à 75€ la stère en moyenne, le budget global annuel pour se chauffer au bois avoisine alors 420€ seulement. Cette solution est ainsi considérée comme 1,5 fois moins chère que le gaz naturel et 2,5 moins chère que le fioul.
         
Elle a aussi pour avantage de favoriser l’utilisation des énergies renouvelables et d’avoir ainsi un impact relativement faible sur l’environnement. En effet, depuis l’apparition des dernières normes de fabrication des cheminées, comme les inserts et foyers fermés ou des poêles à granules de bois, les rejets de particules fines sont désormais limités.

Chauffage urbain : une solution souple et économique

Seulement 4% des foyers français dépendent du chauffage urbain, c’est-à-dire du réseau de chaleur de leur ville.      

Le principe ? Une chaufferie de grande taille, souvent constituée de plusieurs chaudières. Elle peut fonctionner au gaz, au fioul, par énergie solaire ou encore géothermique, voire un mix de plusieurs sources. Cette chaufferie centrale alimente ainsi les immeubles et les logements raccordés.

Pour les particuliers, il s’agit d’un type de chauffage relativement économique  : les coûts sont mutualisés et portés par la collectivité. Toutefois, ce mode de chauffage n’est pas très répandu et souvent limité aux grandes villes.

Le GPL, le laissé pour compte des autres types de chauffage

Une infime partie des ménages, moins de 1%, a fait le choix du chauffage au Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL).

Ce type de chauffage utilise principalement du propane ou du butane et nécessite, tout comme pour le fioul, la mise en place d’une citerne visible ou enterrée à l’extérieur de l’habitation. Le principal inconvénient de la cuve ? D’une part, son installation n’est pas toujours autorisée car les normes et réglementations sont strictes et d’autre part, elle nécessite un investissement élevé.
  
Un dispositif au GPL permet à la fois de chauffer le logement et d’y produire l’eau chaude sanitaire nécessaire à tout le foyer, mais reste onéreux à entretenir sur le long terme.

Bon à savoir : l’Etat a mis en place de nombreuses aides pour accompagner les ménages. L’objectif : les guider vers des types de chauffage plus économes et limiter au maximum les situations de précarité énergétique. On peut citer par exemple les Certificats d’Economies d’Energie (CEE), chèque énergie, MaPrimeRenov’… parmi d’autres. N’hésitez pas à vous renseigner.

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