Par nature, le réseau électrique doit être équilibré à tout instant, c’est-à-dire que la production doit être égale à la consommation. À défaut, c’est le black-out, comme la grande panne électrique qui a frappé l’Europe en novembre 2006. Ou encore celle qui a paralysé Londres en juin 2019 et touché plus d’un million de personnes partout au Royaume-Uni : elle était due à la perte de deux générateurs conduisant à une chute de fréquence sur le réseau électrique. Comme cette chute n’a pas pu être maîtrisée en temps réel, elle a entraîné par effet domino un arrêt automatique de nombreux ouvrages qui se sont mis « en sécurité ». En France, certaines régions comme la Bretagne ou la région PACA, sont plus exposées que d’autres aux risques, mais ils existent aussi ailleurs dans l’hexagone.

Tout le système électrique est donc organisé pour éviter de telles extrémités. La solution la plus courante pour réaliser cet ajustement en temps réel et permettre au réseau de faire face à tous les aléas, ce sont les centrales thermiques. Dans le cadre de leur transition énergétique, la France et les pays voisins visent à les fermer progressivement ou réduire leur utilisation. Il faut donc trouver de nouvelles solutions innovantes pour les remplacer. De plus, le fort développement des énergies renouvelables, par nature intermittentes et les nouveaux usages comme les véhicules électriques augmentent les risques. En effet, lorsque le vent cesse ou le soleil se cache, les parcs de production d’énergies renouvelables ne produisent plus. Il faut alors compenser cette perte, soit en produisant plus, soit… en consommant moins !

En pilotant en temps réel une part non négligeable de la consommation électrique française, Voltalis participe directement à la sécurisation et à l’optimisation du réseau, au bénéfice de tous.